Block chords 1 : l’approche diatonique

Le jeu en block chords est intéressant à plus d’un titre.

Tout d’abord, il est typique d’un mode de jeu pianistique auquel plus ou moins tous les grands pianistes se sont frottés un jour ou l’autre. De Shearing à Peterson, en passant par Hank Jones ou Phineas Newborn, tous ces musiciens ont pu développer leur langage personnel au travers de cette technique.

Ensuite, cette technique convient bien à l’harmonisation de mélodie ou de phrases d’improvisation bien sûr, mais peut tout aussi bien être utilisée comme accompagnement d’un thème ou d’un soliste.

 

Mon approche pédagogique est la suivante :

  1. Il me semble judicieux d’apprendre tout d’abord à travailler l’harmonisation des trois couleurs principales d’accords : l’accord de tonique (I), l’accord dorien (II) (qui peut être vu comme un IV également) et l’accord de dominante (V). Comme indiqué dans le .pdf ci-dessous, on travaillera les renversements des accords de tonique 6, Maj7 et Maj9 dans tous les tons. Puis de la même façon, les accords 7 et 9 du degré V. On remarquera aisément que laccord II est le relatif mineur dun accord I, par conséquent, vu sous cet angle, cet accord sera plus simple à apprendre.
  2. On travaillera ensuite l’harmonisation de la gamme majeure en utilisant les couleurs 6, Maj7 et Maj9. On remarquera que le degré IV ne peut pas être harmonisé avec une de ces couleurs d’accords.
  3. On travaillera ensuite l’harmonisation du mode mixolydien (dominante) avec les couleurs 7 et 9. On remarquera ici qu’il possible d’utiliser certaines positions du II (notamment sur le IV et le VI degré de la gamme). En effet, le II et le V sont très liés en jazz, par conséquent, il n’est pas perturbant d’alterner parfois ces deux sons au sein d’une couleur de dominante.

Cette méthode d’apprentissage permet de jouer en block chords toutes les mélodies diatoniques à une tonalité.

Il est extrêmement important de comprendre et d’analyser une mélodie, afin de choisir l’harmonisation la plus judicieuse. Il n’y a pas de règle absolue, mais souvent plusieurs possibilités :

  1. apprenez à reconnaitre un retard mélodique. Cela vous aidera à choisir entre un accord V ou IMaj9 par exemple.
  2. Si vous rencontrez la tonique sur un accord V, observez qu’il est plus judicieux de l’harmoniser avec un II plutôt qu’avec le I. Ainsi, vous respecterez l’harmonie sans briser la cadence.

 

Je donne quelques exemples supplémentaires en fin de .pdf.

Une fois acquises ces positions d’accords, nous pouvons passer à l’utilisation du diminué, qui, bien entendu, est tout à fait primordial. Mais il est essentiel de bien comprendre que son utilisation doit se faire avec la plus grande attention. Nous verrons cela dans la partie 2.

N’hésitez à poser vos questions. Bon travail !

Commentaires 3

  • On à beaucoup de chance de vous avoir,
    bien à vous !!!!!!.

  • Bonjour Florent, j’ai essayé à maintes reprises de travailler la technique des block chords, sans jamais y parvenir. Un nouvel essai grâce à vous. Je n’avais jamais débuté par l’approche diatonique que vous proposez. Je fais le point dans un mois., une fois que j’aurais les accords dans les doigts et j’arriverai à construire des mélodies.. C »est bien Hank Jones qui ouvre le cours, avec un accord diminué en introduction ?

    • Hank Jones, tout à fait !
      Le solo en block chords sur ce morceau se trouve quelques part sur le blog il me semble. Une analyse et quelques exercices supplémentaires également. Tapez le tag « hank jones » dans la barre de recherche du blog.

      N’hésitez pas à faire part de vos progressions, ou de vos incompréhensions. Je me ferai un plaisir de vous aider.

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